1ère cogitation : Mademoiselle, mais dites-moi, qu’est ce que c’est que tout ces poils ?!

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Près pour ta première cogitation avec moi ?
Bon, d’abord, je vais te mettre très rapidement au courant des choses essentielles pour que tu puisses te mettre à ma place assez facilement, puisque c’est ce que je te demande (gentiment, tu veux bien ?) et puisque c’est de mon expérience dont je vais surtout parler :

Je suis un être humain de sexe féminin, je suis dans la vingtième année de mon existence sur la planète Terre, ma maman est décédée lorsque j’avais trois ans, j’ai un papa et un frère, je suis brune, j’ai une télévision depuis que je suis née et j’ai eu l’habitude de la regarder assez souvent.
Voilà, à partir de maintenant, tu peux te mettre dans ma peau.

Alors on y va, on va commencer doucement ; je vais te raconter une histoire. Détends-toi, profite, souris et c’est parti !

Il y a une dizaine d’année, le corps de ta narratrice a vécu un « petit » chamboulement :
sa poitrine, jusqu’alors plate, se mit à se bomber,
des boutons, rares jusqu’alors, se mirent à pousser,
des poils, assez discrets jusqu’alors, se mirent à pointer le bout de leur nez.
C’était incroyable, le corps de ta narratrice était en train de devenir la bombe qu’il est aujourd’hui ! LA. GRANDE. CLASSE.

Oui, mais voilà, le corps de ta narratrice changeait et sa vision du monde aussi. Elle se rendait compte qu’elle allait être concernée par tout ce qu’elle voyait depuis des années à la télévision et que c’était MAINTENANT que ça débutait.
Elle et son corps se rendirent vite compte que tous ces changements ne plaisaient pas vraiment au reste des êtres humains et qu’il ne correspondait pas à ce qu’elle voyait à la télé.

Déjà, à la télé, les femmes n’avaient pas de poils.

– Je fais une petite pause ici pour te rappeler que ta narratrice n’a plus sa maman.
Tu comprends ? Non ?
Lorsque tu es un petit être humain et que tu commences à vouloir poser des questions assez intimes, vers qui te tournes-tu ? Un autre être humain qui saura répondre à tes questions et qui est assez proche de toi pour ne pas que vous soyez gênés d’en parler donc, un parent. Voilà, tu comprends ? On continue alors !-

Déjà, à la télé, les femmes n’avaient pas de poils.

-Je refais une pause ici, pour que tu comprennes bien que ta narratrice s’attardait à l’époque sur ce qu’elle vivait et ne se considérait pas forcément concernée par l’image qu’on donnait des messieurs à la télévision, c’est pour ça qu’elle n’en parle pas, pour le moment. Donc …-

Déjà, à la télé, les femmes n’avaient pas de poils. Nul part. Ni sur les jambes, ni sous les bras, ni sur le pubis/maillot, vraiment aucun. Comme s’ils ne poussaient jamais !
Ta narratrice a très vite remarqué que justement, les pubs dans lesquelles elle voyait des femmes sans poils, disaient qu’il fallait les enlever.
Elle voyait donc des femmes sans poils, enlever des poils qu’elles n’avaient pas.
Elle s’est alors dit que si on en était à faire une pub qui ne montrait même pas le principal concerné, c’est qu’il ne devait vraiment pas être montrable.
Ta narratrice en déduisit donc qu’elle devait les enlever elle aussi, ses poils.
Et c’est tout naturellement qu’elle s’est tournée vers ce qu’il y avait de plus accessible pour elle ; le rasoir, et a commencé à les retirer.
Ta narratrice n’était qu’au collège lorsqu’elle a  coupé les premiers poils de son maillot.

D’un coup, il s’est passé quelque chose de dingue : ELLE ÉTAIT UNE FEMME ! « C’est donc ça ce que l’on appelle « prendre soin de soi » ! C’est tout bonnement GÉ-NIAL ! »
Comme les vraies femmes de la télé, elle enlevait pour la première fois des poils qu’on ne voyait pas !

Mais voilà, il ne faut pas le nier, on l’avait quand même vaguement prévenue, une fois enlevés, les poils accourent pour continuer de faire leur travail, c’est à dire qu’ils repoussent. Et pas comme à la télé hein, pas si transparents qu’on ne les voit même pas et qu’on a l’impression qu’il n’y en a pas, non, ils repoussent plus fermes ! plus forts ! plus sombre ! plus piquants ! et vite en plus de tout ça ! Ce que le corps humain est mal fait, hein.
Très vite, il a fallu recommencer, et encore, et encore ! Le cycle infernal ! Plus elle rasait, plus ça repoussait !
Ta narratrice a donc commencé à « s’occuper » quotidiennement de son corps, c’est à dire, du sort terrible de ses poils ! Et c’est avec un acharnement convaincu (vraiment, de toute l’humanité, on n’a jamais vu ça) qu’elle s’est appliqué à ne laisser aucune chance à ses vilains poils et à les raser, les épiler et les raser, les épiler.
Pas questions de sortir les jambes à l’air avec un poil qui dépasse, pas question de sortir la culotte à l’air avec un poil qui dépasse, pas question de lever les bras en l’air avec un poil qui dépasse.

Le complexe est arrivé à ce moment là. Ta narratrice est devenue tellement exigeante avec ses poils, qu’elle ne supportait plus d’en voir un seul sur son corps, elle les détestait et détestait qu’on puisse en voir un seul sur elle.
Or son corps n’en avait pas décidé ainsi ; poils incarnés, poils noirs et durs et qui repoussent beaucoup trop vite à son goût, il y en avait toujours un qui se manifestait.

« Ah, si seulement je n’avais pas commencé … »

Ta narratrice est maintenant au lycée et elle regrette.
Elle regrette d’avoir commencé si tôt, par imitation et sans y avoir vraiment réfléchit, elle regrette de n’avoir été informée que par la télévision, elle regrette de ne pas savoir ce que ça aurait donné si elle ne l’avait jamais fait et maintenant elle déteste ses poils et n’ose même pas les montrer !
Et le casse-tête de l’épilation s’intensifie : elle commence à sortir avec ses ami-e-s et s’oblige à enlever systématiquement tous ses poils avant. Et elle souffre, mais se dit que c’est pour la bonne cause.

Car oui, c’est pour la bonne causse que son épilateur électrique lui arrache la peau parce qu’elle a appuyé trop fort pour atténuer la douleur, oui, c’est pour la bonne cause que ses jambes sont rouges parce que sa peau est trop fragile pour supporter ça, oui, c’est pour la bonne cause qu’elle se coupe la peau si délicate de son pubis parce qu’elle s’est mal débrouillée pour couper le dernier poil qui dépassait de sa fichue culotte ! OUI, C’EST POUR LA BONNE CAUSE !!

« Si l’être humain est fort dans un domaine, c’est pour mentir et la personne à qui il ment le mieux c’est à lui-même. »

C’est vrai, ta narratrice s’est senti soulagée d’avoir épilé ses deux jambes, ses deux aisselles, son pubis, son maillot. Elle faisait comme tout le monde et c’était bien, parce que c’est ce qu’il fallait faire et c’est normal.Elle a aimé s’épiler parce que c’était ça être une femme normale. Elle a même venté les qualités de son épilateur électrique à ses copines en leur disant que la douleur, on finit par s’y habituer !

Et puis il s’est passé des choses dans la vie de ta narratrice qui ont complètement chamboulé ses idées.

Premièrement, elle a quitté le lycée et elle a eu un amoureux.
Pour cet amoureux, elle s’est épilée, bien « comme il faut », pour que rien ne dépasse.
Et puis un jour, cet amoureux est arrivé vers elle et lui a dit tout bas « j’ai tout rasé. »
Alors là, elle l’a regardé avec des yeux ronds, mais ronds ! Il avait l’air si content de lui qu’elle lui a souri.
Elle s’est alors mise à réfléchir : « POURQUOI, NON D’UN CHIEN, (pardon les chiens, j’adore les chiens) POURQUOI AVAIT-IL FAIT CA? »
Elle était si scandalisée qu’elle avait oublié qu’elle-même faisait pareil ! Lorsqu’elle s’en est rendue compte, elle s’en est voulu de ne pas avoir y avoir pensé.
Pourquoi le faisait elle aussi, alors qu’elle trouvait ça tellement anormal qu’un garçon le fasse ? Pour qui le faisait-elle ? Pour son amoureux et pour le reste des êtres humains ?

Deuxièmement, ta narratrice s’est renseignée et a découvert que des femmes ne s’épilaient pas ou plus et qu’elles le vivaient très bien. Mieux ! Que les poils ont une utilité pour la santé de son corps, qu’elle en a besoin, qu’ils ne sont pas là pour rien ! Ceux du pubis la protègent des agressions de ses vêtements et de tout autre élément agressif extérieur, ceux de ses jambes la protègent du froid et ceux de ses aisselles aident à l’évacuation de l’eau lors de la transpiration et donc des petites bactéries un peu caca qui peuvent accompagner.
Et l’idée était tentante de ne plus avoir à tirer sur ses poils pour plaire à tout le monde ! Ouais, mais ça fait négligé et il va en penser quoi l’amoureux ? et les amis de l’amoureux ? et les amis de ta narratrice ? et les autres ?

Troisièmement, ta narratrice a arrêté de se mentir à elle-même : s’épiler ça fait mal, merde.

Quelle décision prendre alors ?
Aucune, elle s’est faite d’elle-même, avec le temps.
Au fil des discussions avec l’amoureux, de son approche à son corps et à celui de ta narratrice et vice versa, ta narratrice a arrêté de s’épiler progressivement, jusqu’à ne plus le faire du tout.

Le résultat ?
J’ai arrêté de m’épiler il y a bientôt un an de cela et je me sens bien … mieux même, les poils que j’ai tant détesté, je les ai accepté et maintenant, je me sens à l’aise avec, bien plus que lorsque je les enlevais !

J’ai retiré de ma tête l’idée que je faisais négligée à ne pas m’épiler, car finalement pour moi, faire du mal à mon corps, à ma peau, pour le bien être visuel  d’autrui, c’est ça, me négliger.

J’ai retiré de ma tête l’idée que les hommes ne subissaient pas la même pression que moi avec leurs poils. Je me suis rendue compte de ça grâce aux nombreuses discussions avec mon amoureux (qui, lui aussi, a arrêté de retirer ses poils). Les médias leur montre à eux aussi qu’il faut les enlever à certains endroits et les garder à d’autres, parce que ça fait viril et que c’est comme ça, c’est normal.

J’ai retiré de ma tête l’idée qu’il fallait faire bien pour les autres et ai plutôt décidé de faire les choses en accord avec mon corps et mon bien-être.

Au fil du temps, j’ai également retiré de ma tête l’idée que tout le monde devrait faire comme moi, car certaines personnes n’aiment pas leurs poils pour des questions esthétiques (qui peuvent être les mêmes que moi j’ai eu d’ailleurs) et ont besoin de s’épiler pour se sentir bien dans leur peau.

J’ai aussi découvert des nouvelles sensations avec mon amoureux.

Mon corps me plaît à présent. Je sais qu’il ne plaît pas à tout le monde, mais à moi, il me va, avec ses poils.

 

Alors, mademoiselle, dites-moi, qu’est ce que c’est que tous ces poils ?!

… C’est pour mon bien être.

 

Et toi, comment tu vis avec tes poils ?

 

Ohbluette cogite

 

Cet article est susceptible d’être modifié au fil de mes cogitations, reviens régulièrement pour te tenir au courant !

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9 commentaires sur « 1ère cogitation : Mademoiselle, mais dites-moi, qu’est ce que c’est que tout ces poils ?! »

  1. Je suis contente pour toi que tu ne sois plus complexée avec ça parce que ça reste un énorme complexe chez moi. J’ai fait ma puberté à la fin du primaire et la galère a commencé à ce moment là. Maintenant m’épiler les jambes et les aisselles ne me posent pas de problème mais le maillot toujours. Déjà mon implantation est très « large » et je ne peux pas le faire à l’épilateur tellement c’est douloureux pour moi et je culpabilise en me disant que beaucoup de femmes y arrivent et je ne comprends pas pourquoi je n’y arrive pas moi même. Sinon mon complexe n’est surement pas indifférent à la dermato qui m’a fait faire des analyses pour savoir si j’avais pas un problème d’hormone parce qu’elle trouvait que c’était pas normal… (tout allait bien et je le jure je suis très loin d’être une femme à barbe haha)… Bref j’espère faire des progrès la dessus avec les années

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  2. Coucou !
    En effet, tes poils ne sont pas censés être arrachés de la sorte, la douleur est inévitable et au niveau du maillot elle l’est encore plus, la peau y est si sensible ! De plus notre résistance à la douleur dépend de chacun d’entre nous, ajouté à cela que nous nous l’infligeons nous-même … Ne pas la supporter est tout à fait normal à mon avis, moi-même je ne supporte plus qu’on tire sur un seul des poils de mes jambes ! 🙂

    J’ai une implantation au niveau du maillot assez fournis et qui « s’étale » pas mal aussi, j’ai énormément complexé à cause de ça puisque évidement, il y avait toujours au moins un poil pour sortir de ma culotte et j’avais énormément peur d’être jugée par les autres lorsque j’étais en maillot de bain (sans parler des jolis boutons !)
    J’ai réalisé assez vite que c’était à cause du rasage. Plus je rasais, plus ça s’étendait …
    Peut être est-ce ton cas également ?
    Dans tous les cas, ton implantation est comme elle est et même si pour ceux/celles qui ont une certaine image de la pilosité (féminine surtout) elle leur paraît anormal, je trouve important que tu travailles sur l’acceptation de tes jolis poils (tout en douceur, c’est un travail long et difficile !) ; plus on s’habituera à la diversité (et non la conformité), moins on aura le même genre de réaction que ta dermato (qui n’a sûrement pas voulu te blesser en demandant des analyses) 🙂

    Je pense faire un article sur le regard des autres et donc également le notre sur nous même, avec des petites astuces pour vivre bien avec son corps et le corps des autres, des petites astuces qui m’ont beaucoup aidées de mon côté. Si tu as envie de revenir ici, peut-être y trouveras-tu un petit peu de réconfort ! 🙂
    Surtout n’hésite pas à me faire part de tes progrès, de tes doutes, de tes questions, de tes remarques ; entre êtres humains, on peut toujours s’aider d’une manière ou d’une autre !

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  3. Ton article est très intéressant passer de phobique du poil à poilophile 🙂
    Perso, j’essaie de trouver mon propre fonctionnement sans me faire mal car j’ai une peau sensible.
    le rasoir est mon ami, je me fous des « mais la cire, c’est tellement merveilleux » ou « l’épilateur 2000 sans douleur (mon oeil) est mon meilleur ami » mais c’est vrai que pour le maillot, c’est problèmatique.
    Je n’aime pas voir de poil dépasser, esthétiquement,, mais je ne suis pas non plus une petite fille toute lisse !
    Et j’ai eu un homme qui m’a fait la même « surprise » qu’à toi, j’avais été interloquée et je n’aime pas ça du tout! 😉

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  4. Même avec une Maman vivante aimante et aimée, on peut ne pas arriver à se confier ! Je n’ai jamais eu de matériel pour me raser ou de soutif avant mes 18 ans je crois 🙂 Je me rappelle de la seule fois où je n’ai pas réussi à sauter le cours de natation en 2nde, j’ai essayé de me raser les poils avec le rasoir à cheveux de mon grand frère au fond de notre cave.
    Je peux sortir poilu mais je n’assume pas à 100% non plus, surtout sous les aisselles (les miennes sont plus fournies que les tiennes et que celles de mon mari). Je porte toujours des manches pour dissimuler un peu. J’ai pourtant jamais eu de remarques, juste des regards.
    De temps à autre je rase aux aisselles ou aux mollets pour faire un peu plaisir à mon mari, comme moi j’aime bien quand il se rase la barbe, par contre le sexe ou le haut des cuisses hors de question d’y toucher ! L’infirmière pour ma césarienne a eu du boulot à enlever x)

    En tout cas beau parcours d’acceptation de soi 🙂 J’espère qu’un jour ce sera un choix normal et simple et non un micro-combat !

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  5. Coucou ! Contente de te découvrir via HC !! ^^
    Merci de m’avoir embarquée avec ton humour dans ta réflexion. Je suis vieille maintenant (38 ans + mouflets + mec)… donc les poils… c’est quand j’ai le temps ! Mais publiquement : au sport, à la piscine, l’été sous le parasol, je n’imaginerais pas arriver habillée de mes poils. Mais… je vais continuer à réfléchir à ta position parce qu’elle présente des vérités intéressantes ! #PoilAuxDents Biz

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  6. Je souris parce que j’ai eu ce complexe comme tu le décris. J’en étais malade, j’avais honte. Ce n’était pas parce qu’à la télé tout semblait parfait pour les autres femmes mais parce que pendant les cours de sport et à la piscine, on m’appelait « makak » ou « la femme des cavernes ». J’étais déjà assez mal dans ma peau et ça n’a pas aidé. Ma maman ne voulait pas que je me rase, elle m’avait dit : « ce sera des années à le faire après, et tu ne pourras plus t’arrêter ». Je suis passée à l’épilateur et j’ai détesté avoir les jambes rouges qui piquent. Par contre je n’ai jamais touché au maillot, je coupais juste aux ciseaux et je coupe encore comme ça d’ailleurs, j’en garde un peu mais pas trop.
    Bref… passons les détails… j’ai rencontré mon amoureux après d’autres amourettes où les hommes ne supportaient pas que j’aie un poil – ce qui n’aidait pas du tout mon complexe – qui lui m’a dit que ça ne le dérangeait pas du tout. Il trouve ça même plutôt doux, agréable. Comme tu dis, on découvre d’autres sensations, le rapport au corps change. Alors il m’arrive de passer des semaines sans rien faire. Puis je vais chercher de la crème dépilatoire ou j’utilise le rasoir, mais ce n’est en rien régulier. Je ne touche pas aux poils de mes bras, j’aime leur contact, c’est tout doux. Je ne me rase que la partie inférieure des jambes. C’est un choix non pas dictée par les autres mais plutôt par mes envies. Et le complexe, oust, envolé !

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  7. Salut ! Ton article est très intéressant. Même si m’épiler me gonfle, et que je me pose souvent cette question du diktat des poils, je n’arrive pas à passer le pas, et je pense que je ne le ferai pas, trop complexée. Je t’admire beaucoup pour avoir réussi à t’aimer « au naturel », c’est une chose difficile dans cette société !

    Aimé par 1 personne

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